
Mykyta Haliaskarov, stagiaire au Centre analytique Resurgam, spécialisé dans les questions relatives à l’Afrique de l’Ouest
Photo: africanews
En mars de cette année, de hauts responsables militaires des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont réunis pour une nouvelle rencontre, où ils ont annoncé un projet de création d'une nouvelle unité antiterroriste. Cela s'est produit sur fond d'activité accrue des combattants du Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) au Mali, ce qui a suscité l'inquiétude des pays côtiers. Si la CEDEAO concrétise ce projet et aborde la question de façon globale, cela pourrait marquer le début d'une nouvelle étape de la coopération de défense dans la région.
L'objectif premier de la CEDEAO, dont sont membres le Bénin, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Côte d'Ivoire, le Libéria, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone, le Togo et le Cap-Vert, reste l'intégration économique des pays et la poursuite de la coopération dans d'autres domaines. Jusqu'en 2024, le Niger, le Mali et le Burkina Faso en étaient aussi membres.
Les statuts et documents de l'organisation posent la nécessité d'une coopération sécuritaire pour garantir la paix, sans laquelle l'intégration est impossible. La base juridique ne prévoit pas d'alliance militaire au sens habituel, mais consacre des mécanismes d'entraide en cas de conflit militaire, par exemple des consultations ou l'engagement de forces de maintien de la paix.
Le Conseil de médiation et de sécurité, organe clé de la CEDEAO, adopte les décisions les plus importantes au niveau des chefs d'État et sert de cadre à la formation de la politique de sécurité. Il est composé de neuf pays membres, choisis par les chefs d'État. Sous son autorité opère l'unité Force en attente de la CEDEAO (ESF), constituée de militaires des armées nationales et financée par le budget de l'organisation et des contributions directes des gouvernements. Son mandat est défini séparément pour chaque mission, mais ses tâches principales sont le maintien de la paix (surveillance et imposition de la paix) et la prévention des changements anticonstitutionnels de pouvoir. Les conflits internes sont eux aussi régis par un protocole qui autorise une intervention en cas de menace de catastrophe humanitaire. L'ESF devait assurer la préparation d'une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO au Niger après le coup d'État de 2023. Mais l'intervention militaire n'a pas eu lieu, en raison des critiques internes au sein de la CEDEAO et de la position ferme du Mali et du Burkina Faso.
Le premier contingent de maintien de la paix (alors appelé ECOMOG, Economic Community of West African States Monitoring Group) a été formé en 1990 en réponse à la guerre civile au Libéria. Ce fut la première tentative d'intégration sécuritaire en Afrique après la fin de la guerre froide. Au tout début, cette idée a rencontré une résistance des États francophones de l'organisation, surtout pour des raisons politiques. Cela ne les a pourtant pas empêchés de rejoindre l'action de l'unité par la suite. Dans l'ensemble, la CEDEAO a été engagée dans une série de conflits pour stabiliser ou rétablir un pouvoir légitime, le dernier en date étant la prévention d'un coup d'État au Bénin en 2025.
L'ECOMOG n'était pas une unité permanente et ne se constituait qu'en cas de besoin. Au vu des défauts des protocoles et documents antérieurs, le nouveau protocole de 1999 a insisté sur la nécessité d'un « déploiement immédiat ». Avec le changement d'approche de l'Union africaine en matière de maintien de la paix, la CEDEAO a lancé l'activité permanente de l'ESF, un pas vers la mise en pratique de ce principe.
En 2013 a été adopté le premier programme antiterroriste de la CEDEAO, visant à créer un système unifié de standards. La dégradation de la situation sécuritaire et le manque de financement ont conduit l'organisation à revoir sa feuille de route et à adopter en 2019 un nouveau programme de près d'un milliard de dollars, courant jusqu'en 2024. La question de l'adoption du programme suivant reste pour l'instant ouverte.
D'autres mécanismes régionaux de lutte contre les groupes islamistes ont aussi été créés dans la région du Sahel, notamment la Force conjointe du G5 Sahel, soutenue par la France. Mais ce mécanisme n'a pas fait preuve d'une efficacité suffisante.
La série de coups d'État militaires au Sahel a réduit à néant la coopération dans le cadre de ce mécanisme et d'un autre, l'Initiative d'Accra, formée pour l'échange de renseignements et la conduite d'opérations militaires conjointes destinées à contenir la propagation des combattants au sud du Sahel.
Après la série de coups d'État au Sahel, la question sécuritaire est restée sur les épaules de la CEDEAO et de l'Alliance des États du Sahel (AES). Cette union militaire a été formée par les juntes du Mali, du Burkina Faso et du Niger en 2023, en réponse aux menaces d'intervention de la CEDEAO après le coup d'État au Niger.
La CEDEAO n'a jamais engagé son contingent militaire pour éliminer des menaces terroristes. D'ordinaire, la question se réglait par des accords entre États et la création d'initiatives distinctes, comme dans le cas de la guerre du gouvernement nigérian contre Boko Haram. Face à la montée des menaces pour les pays côtiers, les gouvernements cherchent à changer d'approche pour relever ce défi.
L'un des grands sujets de l'actualité africaine, au printemps de cette année, a été l'activité accrue des combattants du JNIM dans les pays du Sahel. L'intensité de l'action des djihadistes s'est renforcée, surtout après le début d'attaques intenses contre les axes logistiques de l'ouest du Mali et l'alliance de circonstance avec les Touaregs. Le théâtre principal de l'action des combattants se situe au Mali et au Burkina Faso, mais leur activité déborde, dans un format limité, du cadre de la région sahélienne.
Dans l'ensemble, les pays côtiers ne sont pour l'instant pas une priorité du JNIM, car y déployer une activité permanente exposerait les combattants à une vulnérabilité logistique. Le JNIM recourt plutôt à des raids soudains, qui ne permettent pas d'asseoir un contrôle sur de nouvelles régions, mais procurent certains avantages, notamment la pénétration sur le territoire de quelques pays de la CEDEAO.
Le Bénin et le Togo sont les principaux axes d'infiltration du JNIM. Une tendance à l'aggravation du risque pour les pays côtiers se dessine : depuis 2025, le nombre d'incidents impliquant le JNIM a nettement augmenté par rapport aux années précédentes. Il s'agit avant tout des territoires frontaliers du Burkina Faso et du Niger, avec une présence limitée à la frontière bénino-nigériane. L'année 2025 a aussi été marquée par la première attaque confirmée de terroristes du JNIM contre des militaires nigérians. On ne peut y voir le début d'une activité de grande ampleur au Nigéria, mais il devient clair que le risque n'existe pas seulement pour le Sahel. D'autres pays, comme la Côte d'Ivoire et le Sénégal, ont eux aussi été confrontés à l'activité du JNIM, quoique moins intense et parfois limitée au recrutement.
Les nouvelles menaces entraînent des changements dans la réponse. Certains pays, comme le Bénin, diversifient leur coopération sécuritaire en mobilisant l'expérience d'autres pays dans la protection des frontières. Au Togo, une opération militaire est en cours depuis 2018 dans les régions du nord du pays, où l'état d'urgence a été proclamé. L'interaction avec les civils dans ces zones reste toutefois problématique. Ces mesures isolées ne peuvent contrer entièrement la menace terroriste, car la question exige une coopération à l'échelle régionale.
Le changement de vecteur géopolitique des juntes militaires du Sahel et leur sortie de la CEDEAO en 2024 ont affaibli l'activité antiterroriste en Afrique de l'Ouest. Le regain d'activité du JNIM dans les zones frontalières et la dégradation de la situation sécuritaire au Mali ont contraint la CEDEAO à repenser la coopération militaire à travers le prisme de la lutte contre le terrorisme.
L'idée présentée à la rencontre des militaires de cette année n'est pas nouvelle. À diverses étapes, des propositions sur un nouveau format de la Force en attente de la CEDEAO ont circulé, mais on a commencé à en parler sérieusement après le coup d'État au Niger de juillet 2023. Des annonces de déploiement apparaissent périodiquement depuis 2024, mais la décision était repoussée pour diverses raisons.
Les ambitions des États ont elles aussi évolué : si l'on évoquait au départ 260 000 militaires, l'ampleur du projet s'est vite heurtée aux contraintes financières. La CEDEAO estimait le besoin à 2,5 milliards de dollars par an. Un tel contingent aurait de fait presque égalé l'effectif total des armées nationales des pays de la CEDEAO, soit environ 300 000 militaires.
Il est aujourd'hui prévu de former un contingent d'environ 1 500 à 2 000 militaires. Même après cette réduction, le financement reste le principal obstacle au déploiement.
Le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Touray, a évoqué différentes voies de financement, dont l'ajustement du taux du prélèvement communautaire sur les recettes douanières et un financement direct par les budgets nationaux, ainsi que la coopération avec des partenaires. Les difficultés de mise en œuvre tiennent avant tout au non-paiement des contributions par les membres de la CEDEAO, ce qui freine l'augmentation du financement. Cela s'explique par le fait que les gouvernements affectent souvent les fonds des droits de douane à l'importation au remboursement de dettes et au déficit budgétaire. En 2021, le secrétaire général a déclaré que la CEDEAO ne percevait en réalité que 30 % de l'objectif fixé.
Le plus grand contributeur reste le Nigéria, dont la politique envers la CEDEAO s'est intensifiée sous la présidence de Bola Tinubu. Il a réglé toutes les dettes du pays envers l'organisation et payé les contributions courantes. Son mandat se caractérise par un attachement au développement de l'organisation et des tentatives de relancer ses initiatives de défense. En 2024, le président Tinubu a appelé les pays à augmenter leurs dépenses de défense pour un fonctionnement efficace de la Force en attente de la CEDEAO. On a aussi assisté sous sa présidence à une hausse rapide des dépenses de défense du pays, même si une part importante va aux soldes des militaires plutôt qu'à la modernisation. Malgré cela, l'inflation annule les nouveaux investissements dans les forces armées. Le Nigéria n'est pas une option sûre à 100 % pour financer entièrement l'ESF : le pays lutte encore contre d'autres combattants et le banditisme, ce qui limite ses ressources.
Le gouffre de la dette du Sénégal et le redressement économique du Ghana, deux pays qui pourraient soutenir la création du contingent, ne facilitent pas non plus la situation.
À la rencontre de février, les pays ont annoncé que le contingent compterait 1 650 soldats et serait stationné en Sierra Leone. Les capacités d'infrastructure pour héberger les soldats y existent déjà : ce pays a longtemps servi de base au contingent ECOMOG. Il a été précisé en même temps que les soldats seraient stationnés dans leurs pays et convoqués à la base sur décision correspondante. Les cas concrets d'engagement ne sont pas encore définis. Officiellement, cette initiative a reçu le soutien du Nigéria et de la Sierra Leone. Le Ghana avait auparavant soutenu des initiatives semblables.
Les premiers pays à envoyer des militaires dans le contingent antiterroriste seront probablement le Nigéria, le Ghana, la Côte d'Ivoire et le Sénégal. La majeure partie du contingent sera composée de militaires nigérians, ce qui s'explique par l'ampleur des forces armées du Nigéria qui, selon les estimations disponibles, dépassent en nombre les armées des autres pays de la CEDEAO réunies. Les Nigérians ont aussi une expérience de la lutte contre les terroristes (notamment Boko Haram et la Province d'Afrique de l'Ouest de l'État islamique), utile lors des exercices conjoints de la CEDEAO. Le Ghana a participé à la plupart des initiatives de maintien de la paix de la CEDEAO et soutiendra très probablement le contingent, vu sa proximité avec un Sahel instable. Le Sénégal et la Côte d'Ivoire sont les pays les plus aptes au combat de la partie francophone de l'organisation, ce qui déterminera leur rôle de poids dans la nouvelle initiative pour étendre leur influence. Depuis juillet de cette année, la présidence de la CEDEAO revient au Sénégal, si bien que la nouvelle initiative sera menée sous son égide. Sur fond de crise de la dette, son implication sera moindre, mais notable. Les autres pays auront une participation limitée en raison de la faiblesse de leurs forces armées ou d'un sous-financement.
La position de la CEDEAO évolue, mais le tableau réel, pas encore. Le fonctionnement du nouveau contingent dépendra fortement de la coopération avec les pays du Sahel et avec des partenaires étrangers.
La sortie du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO en 2024 a conduit à la formation d'un système alternatif de sécurité collective. L'organisation a perdu un potentiel d'environ 90 000 militaires, aguerris au combat, qui auraient pu faire partie du contingent antiterroriste. Même si la CEDEAO a affiché sa disposition à coopérer avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont les dépenses militaires les plus élevées de la région, la perspective d'une coopération reste floue. Cela tient principalement aux accusations de l'AES selon lesquelles la CEDEAO serait sous influence étrangère et dériverait vers la Russie. Cette dernière renforce sa présence dans ces pays via le Corps africain, formation contrôlée par l'État qui reprend peu à peu les fonctions de la SMP Wagner. Cette situation complique la lutte contre les combattants dans la région, malgré la proximité territoriale et les menaces communes. Les principaux interlocuteurs des juntes militaires pourraient être des pays relativement neutres, comme le Sénégal ou le Togo, favorables à un dialogue souple avec l'AES.
Une coopération éventuelle de la CEDEAO avec la France continuera d'être perçue par les pays sahéliens comme des ambitions coloniales, surtout au vu de la récente rupture des liens diplomatiques de la France avec le Burkina Faso. La France s'est retirée de son rôle actif dans la région, mais a conservé une coopération sous forme de fourniture de renseignements et de soutien technique, qui a joué son rôle dans la prévention du coup d'État au Bénin en 2025. Malgré la réduction de sa présence militaire, elle garde des liens avec les pays de la CEDEAO, car certaines armées dépendent encore du matériel français, tandis que les données du renseignement français ont une grande valeur. Un passage de la politique de défense de la CEDEAO à un nouveau palier recevra le soutien du Paris officiel. La coopération non officielle avec la CEDEAO se poursuivra, car, parmi toutes les options, la France est un partenaire connu et concrètement engagé dans les événements de la région.
Les États-Unis, malgré le retrait de leurs troupes du Niger en 2024, restent engagés dans la coopération militaire avec les pays de la CEDEAO. Cela concerne surtout les pays côtiers, comme le Bénin et la Côte d'Ivoire, où l'interaction se concentre sur la formation et la construction d'infrastructures de drones. Le principal partenaire sécuritaire des États-Unis au sein de la CEDEAO reste le Nigéria, qui lutte contre les combattants dans le nord-est du pays. La coopération ne se limite pas au volet technique : l'AFRICOM (Commandement des États-Unis pour l'Afrique) a mené une série de frappes contre les terroristes au Nigéria ces deux dernières années.
Dans sa stratégie antiterroriste de mai 2026, la Maison-Blanche accorde une attention particulière à la région africaine. Même si l'activité et le financement de l'AFRICOM ont diminué au fil des ans, les États-Unis ont encore les moyens d'une présence dans la politique de défense des pays de la région.
Sous la présidence de Trump, la stratégie envers les pays du Sahel a changé. Là où Joe Biden tenait une ligne dure de rejet des régimes militaires, sous Trump une dynamique de contacts périodiques se maintient. On a ainsi évoqué la possibilité de lier la question de la lutte contre les terroristes à l'extraction de matériaux critiques. Au printemps de cette année sont apparues des informations sur un possible accord avec le Mali portant sur l'échange de renseignements, signe d'une disposition de l'AES à interagir avec les États-Unis dans un format limité. Dans des conditions favorables, Washington pourrait devenir un pont entre la CEDEAO et l'AES sur la question de la lutte contre le JNIM, en associant à la médiation le Sénégal et le Togo déjà cités. L'implication des États-Unis dépendra bien sûr de l'extrapolation de la coopération avec le Nigéria à d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, du degré d'aggravation et d'un changement d'agenda dans la politique étrangère américaine.
La Russie met l'accent sur la coopération avec les États du Sahel comme levier dans la lutte contre l'influence occidentale, française en particulier, dans la région. Elle peut tenter de se poser en équivalent d'un partenaire sécuritaire de la CEDEAO, si la coopération avec les pays occidentaux ne donne pas le résultat voulu. En décembre 2025, le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a rencontré le secrétaire général de la CEDEAO, et des questions de coopération sécuritaire y ont été abordées. La dynamique de la coopération dans le secteur sécuritaire dépendra de plusieurs facteurs : l'efficacité du Corps africain au Sahel, mise en doute par des crimes de guerre et l'expansion de l'activité des combattants ; et les succès des partis nationaux favorables aux pays du Sahel ou porteurs de récits antifrançais.
La dégradation prolongée de la situation sécuritaire en Afrique de l'Ouest ouvre au sein de la CEDEAO une nouvelle phase de débat sur la stratégie régionale : la question n'est plus de savoir si des changements sont nécessaires, mais lesquels. La montée des menaces sécuritaires dans les pays membres met de plus en plus en doute la capacité de la CEDEAO à garantir les conditions de l'intégration et du développement économiques, renforçant le besoin d'un mécanisme de sécurité collective plus efficace.
La question de la lutte contre le terrorisme n'est pas purement militaire : elle exige une approche multidimensionnelle et l'élaboration d'une nouvelle stratégie. Dans le même temps, la formation du nouveau contingent dépendra non seulement de la volonté politique, mais aussi des moyens financiers des États. L'expérience de l'ECOMOG et de l'ESF montre que tous les pays ne sont pas prêts à augmenter leurs dépenses de sécurité. Les négociations sur le financement, le déploiement du contingent et l'aide des partenaires internationaux se poursuivront donc probablement.
Malgré la réduction de leur présence, la France et les États-Unis continueront de suivre la situation et de soutenir les efforts de lutte contre le terrorisme. Paris, à la différence de Washington, n'entretient pas de canaux de communication officieux avec les juntes militaires, ce qui limite sa capacité à influer sur les pays du Sahel. La vitesse de formation de la nouvelle politique de sécurité de la CEDEAO dépendra largement de l'évolution de la situation au Mali. La nouvelle unité de la CEDEAO pourrait être déployée d'ici la fin de 2026, mais son efficacité dépendra de l'intensité de son usage en pratique.
La fenêtre de coopération de la CEDEAO avec l'AES demeure surtout dans le cadre d'accords bilatéraux, notamment via un Sénégal neutre qui préside la CEDEAO. Les chances de poursuite d'une telle coopération pourraient croître en cas de nouvelle offensive des combattants et d'affaiblissement des armées gouvernementales et du Corps africain. Des efforts communs pourraient aider la CEDEAO à bâtir une approche régionale plus efficace de la lutte contre le terrorisme.
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